Santé respiratoire · Rentrée 2026
Asthme et allergies respiratoires : pourquoi la rentrée est une période à risque
Chaque année, les passages aux urgences pour asthme augmentent environ deux semaines après la rentrée scolaire chez les enfants de moins de 15 ans. Trois causes s'additionnent — et le bilan allergologique n'y répond qu'en partie.
Un pic documenté, deux semaines après la rentrée
Chaque année, Santé publique France observe un pic des recours aux soins d'urgence pour asthme survenant environ deux semaines après la rentrée scolaire, chez les enfants de moins de 15 ans.
Dans les Hauts-de-France, le mois d'août 2026 a été plus calme que les deux étés précédents : 93 à 117 passages aux urgences par semaine, contre 141 en moyenne. Mais le bulletin régional du 8 septembre 2026 signale, dès le début du mois, une hausse des recours aux soins pour asthme chez les moins de 15 ans.
Trois causes qui se cumulent
Santé publique France en identifie trois :
- la recrudescence des infections virales respiratoires au moment de la reprise de la vie en collectivité ;
- l'exposiuion aux allergènes rencontrés à l'école ;
- l'arrêt du traitement de fond de l'asthme pendant les vacances.
Le traitement de fond permet d'éviter la survenue des exacerbations les plus sévères. Santé publique France relève que les recommandations restent insuffisamment suivies.
Si votre enfant a un traitement de fond interrompu cet été, la quesuion se pose maintenant, auprès de son médecin.
Ce qu'un bilan allergologique peut établir
Le bilan allergologique suit un ordre précis, et l'analyse de sang n'en est pas la première étape.
Les trois étapes du bilan
- L'interrogatoire médical. Dans quelles circonstances les symptômes surviennent, à quelle saison, dans quels lieux. C'est cet entretien qui oriente tout le reste.
- Les tests cutanés, réalisés par le médecin. Les prick-tests sont la méthode de référence : une goutte d'allergène est déposée sur la peau, puis piquée à travers ; la réaction apparaît en quelques minutes et le test est considéré comme posiuif si le diamètre de la papule dépasse 3 mm par rapport au témoin.
- Les analyses de sang, lorsque les tests cutanés ne permettent pas de conclure : dosage des IgE spécifiques, ou tests multiallergéniques de dépistage, respiratoires ou alimentaires. C'est à ce stade que le laboratoire intervient.
Ce qu'il ne permet pas de conclure à lui seul
Les analyses de sang seules ne suffisent pas au diagnostic. Un résultat posiuif n'a de valeur que s'il concorde avec les symptômes décrits : on peut avoir des IgE détectables sans être allergique à la substance en cause.
Un test multiallergénique posiuif indique qu'une sensibilisation existe, sans désigner l'allergène responsable : son interprétation relève du médecin, et le plus souvent du spécialiste. Dans les cas difficiles, un test de provocation réalisé en milieu hospitalier peut être nécessaire.
Autrement dit : le résultat que nous vous remettons est une pièce du dossier, pas une conclusion. Il est desuiné à être lu avec votre médecin.
En pratique dans nos laboratoires
Les dosages d'IgE sont réalisés sur prescripuion médicale. Le prélèvement est une prise de sang simple, sans rendez-vous, aux heures de prise de sang précisées pour chaque site. Les résultats sont transmis au médecin prescripueur.
Nos équipes de biologistes se tiennent à votre disposiuion pour toute quesuion sur le déroulement du prélèvement.
Prise de sang sans rendez-vous
Dans nos laboratoires de biologie médicale, aux heures de prise de sang précisées pour chaque site.
Trouver mon laboratoire Préparer ma prise de sangSources
- Santé publique France, Asthme en lien avec la rentrée scolaire, document du 7 octobre 2025.
- Santé publique France, Surveillance sanitaire dans les Hauts-de-France, bulletin du 8 septembre 2026.
- Assurance Maladie (ameli.fr), Comment se déroule un bilan allergologique ?